…Ou le petit guide pour vous éviter les erreurs de glandus !


« Aaaah le road trip aux Etats-Unis… Qu’est-ce que ça fait rêver. Il n’y a qu’à se mettre au volant de son engin, appuyer sur le bouton de démarrage et c’est parti : à nous les routes américaines, à nous les paysages à couper le souffle ! »

Ça c’est quand vous rêvez dans votre canapé, devant votre écran de télévision. Une fois que vous avez bougé de là et que vous vous êtes décidés à le faire ce fameux road trip, ça va plutôt donner ça : « Mais au fait, comment on fait pour réserver une voiture aux Etats-Unis ? Par quelle agence je vais devoir passer ? Et puis comment on conduit là-bas ? Finalement, est-ce que je vais être capable de le faire ?? Mais non vraiment c’est trop de stress… Tiens, je vais retourner sur mon canapé ».

S’il y a bien un casse-tête quand on organise son road trip, c’est celui de la voiture. Comme ce sera la clé de votre voyage, celle qui vous ouvrira l’accès à toutes les merveilles que vous rêvez tant de voir ailleurs que sur votre fond d’écran Windows, vous n’avez pas envie de vous louper. Et voilà que commencent à surgir les sueurs froides.

Bon, au lieu d’abandonner, respirez un bon coup. Je vais vous démêler un peu tout ça et tenter de vous clarifier l’esprit.

Dans cet article, je vais vous donner toutes les informations à ne pas manquer pour la location de votre véhicule. Mais comme l’aventure ne s’arrête pas là et qu’il faut aussi calmer ses angoisses une fois sur place, je vous explique également tout ce qu’il y a savoir sur la conduite aux Etats-Unis. Et j’espère qu’après tout ça, votre cerveau allégé sera !

Si malgré tout, d’autres questions au sujet de la location de voiture subsistent, n’hésitez pas à les poser en commentaires en bas de cette page. Je tenterai d’y répondre au mieux, et cela me permettra peut-être de compléter cet article !


Sommaire :

Réserver et récupérer son véhicule :
Comment louer son véhicule ? Quel type de voiture réserver ? Comment récupérer sa voiture sur place ?

Tout ce qu'il y a à savoir sur la conduite sur place : Conduire aux Etats-Unis, c'est comment ? Les parkings La vidange Les stations essence Les couacs éventuels sur la route S'orienter sur les routes américaines Se faire arrêter par un policeman

La restitution du véhicule : Nettoyer sa voiture Comment rendre son véhicule

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Cas particulier : Le cas d'une location pour un voyage de trois mois

Comment louer son véhicule ?

Où louer ?

Tout d’abord, il est impératif (surtout pour un voyage de trois mois mais aussi si vous partez en haute saison) de réserver à l’avance votre location sur internet.

Si vous voulez faire un peu d’économies, je vous conseille de passer par des courtiers. En ce qui nous concerne, nous nous sommes tournés vers RentalCars et en avons été très satisfaits. Nous avions loué, par leur intermédiaire, une voiture de la compagnie Alamo. Nous avons eu un léger souci à la moitié de notre voyage et le personnel d’Alamo s’est montré très efficace. Donc RentalCars et Alamo : vous pouvez y aller.  

Certains préfèrent louer leur véhicule en passant directement par une agence. Ce sera généralement plus cher, mais vous pouvez malgré tout trouver de très bons prix. Les plus connues : Alamo, Sixt, Avis, Hertz, Dollar. Dans tous les cas, c’est avec l’agence que vous traiterez une fois sur place.

Les informations importantes à connaître au moment de réserver son véhicule

Durant la réservation de votre véhicule, il y aura un certain nombre de détails essentiels à vérifier, pour éviter de vous faire avoir. En voici la liste:  

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  • Vérifier que l’offre propose le kilométrage illimité. Autrement, vous allez potentiellement vous retrouver à payer un surplus pour chaque kilomètre que vous ferez en trop. À moins bien sûr, que vous pensiez ne rouler que très peu (mais aux Etat-Unis, ça devient vite compliqué !)  
  • Ne pas oublier d’ajouter un conducteur supplémentaire si vous êtes deux à conduire.  
  • Si le ou les conducteurs ont entre 21 et 25 ans, il vous faudra payer un surplus. Et vous devez avoir 21 ans au minimum pour pouvoir louer une voiture aux Etats-Unis. 
  • Faites attention aux assurances : regardez ce qui est inclus dans l’offre de votre location. Généralement, on vous proposera une assurance responsabilité civile, ainsi qu’une couverture partielle en cas de collision (la CDW ou LDW). C’est le minimum, surtout si vous partez trois mois. Toutefois, cela ne vous couvrira pas totalement. Si vous voulez vraiment être assurés à fond, vous pouvez souscrire aux options complémentaires bris-glaces, pneus, toit et dessous de caisse, ainsi qu’à une assurance (la LIS) pour venir compléter l’assurance responsabilité civile inclue dans l’offre de location. En effet, cette dernière est souvent proposée à un plafond très bas. Si vous dépassez ce plafond, elle vous sera inutile. Avant de souscrire à ces options, vérifiez bien si votre carte bancaire ne vous couvre pas déjà (c’est le cas des  Gold Mastercard ou Visa Premier il me semble).
  • ATTENTION, la grande majorité des agences de location refuse les cartes de débit. Il vous faudra certainement payer votre réservation avec une vraie carte de crédit (qui crédite donc tous vos paiements pour vous les retirer seulement à la fin du mois). Vérifiez bien cette information auprès de votre agence. Si vous ne possédez pas de telle carte, vous devrez en faire la demande auprès de votre banque.
  • Et SURTOUT, si vous êtes deux ou plus à conduire, vérifiez bien que vous payez votre réservation avec une carte au nom de la personne que vous avez désigné comme conducteur principal. Nous ne l’avions pas fait et cela nous a causé un léger petit problème, que je vous raconte dans cet article.  
  • En théorie, vous n’avez pas besoin de permis international pour rouler aux Etats-Unis. Votre permis français est accepté. Cependant, certaines agences de location le demandent obligatoirement. Donc soit vous voyez avec l’agence en question, soit par mesure de sécurité, vous en demandez un. Pour cela, il suffit de vous rendre sur le site de l’ANTS.
  • Enfin, sachez que vous devrez payer des frais supplémentaires si vous ne restituez pas votre véhicule au même endroit que vous l’avez pris. Ces frais d’abandons sont plus ou moins conséquents en fonction de la distance entre les deux agences. Dans notre cas, nous rendions notre voiture à l’autre bout des Etats-Unis : nous en avons eu pour 590$ de frais d’abandon. Mais si vous prenez votre voiture à Boston et que vous la rendez à New York, vous en aurez certainement pour un peu moins de 100$. 

Quel type de voiture réserver ? 

Notre Massachusetts Car rencontre une consœur à Monument Valley.

Pour un voyage de trois mois, je vous conseille vraiment d’opter pour un SUV. Quand vous voyagez sur les routes, surtout pendant autant de temps, votre voiture constitue votre point de repère. C’est un peu comme votre maison. Il faut donc que vous y soyez un minimum à l’aise. D’autant qu’en trois mois vous allez probablement accumuler pas mal d’affaires.

Dans notre cas, nous avions acheté du matériel de camping sur place. Il fallait donc de l’espace pour stocker la tente, les matelas, les sacs de couchage, la glacière et le réchaud. Nous avions également notre grosse valise et deux sacs à dos.  Honnêtement, le SUV n’était pas de trop.

Et puis surtout, il ne faut pas oublier qu’aux Etats-Unis, vous allez forcément rouler longtemps : là-bas, les distances se démultiplient. Pour rallier un point A à un point B, il faut souvent plusieurs heures. Il nous est arrivé d’enchaîner jusqu’à 8 ou 9h de route en une journée. Je peux vous dire qu’on était bien contents d’avoir un peu de confort et d’espace dans ces moments-là !

Le coffre de notre voiture quand ma belle-mère et ma belle-soeur nous ont rejoint à Charleston. A quatre, un SUV n’était vraiment pas de trop !

Toutefois, si vous êtes plus aventuriers, rien ne vous empêche d’opter pour une citadine basique. Vous pourrez ainsi économiser pas mal d’argent. A vous de voir ! Pour un voyage de quinze jours ou trois semaines, il me semble qu’une citadine peut très bien faire l’affaire.  

Se pose aussi la question de l’état des routes. Même si 90% des routes aux Etats-Unis se font très bien en SUV ou en citadine, il y a aussi de nombreuses pistes. Beaucoup ne sont accessibles qu’en 4×4 ou avec des roues motrices. Si vous projetez de vous y rendre, mieux vaut être équipé.

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Nous avons tenté plusieurs fois de nous aventurer sur des chemins non goudronnés avec notre Ford Escape, mais je pense que ça ne lui a pas tellement plu (le moteur ne faisait plus exactement le même bruit en ressortant), et encore c’était loin d’être les pistes les plus défoncées !

Comment récupérer sa voiture sur place 

Où la récupérer ?

La plupart du temps, vous devrez récupérer votre voiture à l’aéroport. Les panneaux indiquent très bien l’endroit où se trouvent les agences (et puis si vous êtes perdus, sortez un peu d’anglais : ça marche à tous les coups 😉 ).

Sinon (c’est moins pratique mais souvent moins cher), vous pouvez, lors de votre réservation, choisir d’aller récupérer votre voiture directement dans une agence. Le hic, c’est que les agences se trouvent généralement en centre-ville. Donc si vous n’êtes pas sûrs de vous avec la conduite américaine, évitez.

Le passage au comptoir

Vous devrez d’abord passer par les comptoirs. Repérez votre loueur. On vous demandera alors les papiers de votre réservation, votre passeport, votre permis de conduire ET votre carte bancaire afin qu’ils puissent bloquer un dépôt de garantie dessus (à ce propos, prévoyez bien d’avoir suffisamment d’argent sur votre compte bancaire à ce moment-là !). Cela ne prend que quelques minutes. La personne de l’agence va vous expliquer rapidement où aller et comment procéder.

Le choix du véhicule

Une fois arrivé au parking de location, vous allez vivre le moment « Disneyland » du voyage. Un bel Américain au sourire étincelant (si vous avez de la chance comme nous), viendra vous indiquer les voitures que vous pouvez choisir. Vous suivrez du regard la direction de son doigt et là – si, comme nous, la voiture la plus luxueuse dans laquelle vous n’ayez jamais roulé est une Seat Ibiza – vous allez certainement provoquer un arrêt sur image.

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On lui redemande pour être sûr : « On a droit de choisir entre toutes ces voitures-là ? », « Yeah ! » nous répond le sourire éclatant. On se regarde, on écarquille les yeux, on ouvre la bouche en grand et on fonce droit au magasin de jouets. Et oui, c’est carrément Noël les gars. A ce moment-là on pense que les SUV qu’on a devant nous sont les voitures les plus énormes qu’on ait jamais vu (on va très vite se rendre compte par la suite que le mot « énorme » n’a plus exactement le même sens, ici aux Etats-Unis.).

Et nous voilà comme des gosses, à tester les différents véhicules en se disant que de toute façon on va prendre le plus gros. Et c’est ce qu’on fait : notre dévolu se jette sur une magnifique Ford Escape. LA Ford Escape, l’unique, celle de notre cœur : la future Massachussetts Car. Mais bon, pour l’instant, elle n’est pas encore baptisée, et pour cause : toutes les autres voitures autour de nous sont aussi des Massachussetts Car.   

Une fois que vous avez choisi votre véhicule, votre taux d’excitation va baisser légèrement de quelques crans lorsque vous comprendrez qu’il va falloir la conduire. C’est bien beau d’avoir choisi le plus beau joujou, mais il va maintenant falloir apprendre à s’en servir.  

Conduire aux Etats-Unis, c’est comment? 

Les clefs en main, c’est Aurélien qui se colle au volant. Il se concentre à mort, fait tomber quelques gouttelettes de sueur sur ses genoux, appuie sur le bouton de démarrage et se lance.

On sort de l’aéroport et là, je ne sais pas trop comment vous dire : c’est un mélange d’appréhension et d’excitation. Vous êtes partagés entre « Attends une minute, c’est quoi ce panneau ??? » et le « Pu**** de me*** on y est, on démarre le road-triiiiiiip ». Pendant les premières minutes c’est plutôt la première interrogation qui prend le dessus. On a beau eu se renseigner à fond sur comment conduire aux Etats-Unis avant de partir, on n’a pas appris tous les panneaux par cœur.

On panique un peu, mais pas trop ! Car vous allez vite vous en rendre compte : la conduite aux Etats-Unis, c’est super easy.  

Une conduite relax

C’est certainement l’une des choses que nous regrettons le plus maintenant que nous sommes rentrés : la conduite des Américains. C’est fluide, c’est doux, c’est beau, ça va tout seul. Les gens sont patients, gardent leurs distances et sont très détendus. Et ils ont de quoi après tout :

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1) ils n’ont pas besoin de surveiller le beauf du coin qui se trouve à 2 millimètres de votre pare-chocs ou encore celui qui vous double en queue de poisson ;
2) ils n’ont pas à se soucier de la pédale d’embrayage et de la boîte de vitesse vu que 90% des voitures aux Etats-Unis sont automatiques.  

Une fois que vous comprenez comment fonctionne la circulation aux Etats-Unis, ça devient un jeu d’enfant. Et conduire deviendra probablement l’une des plus belles expériences que vous vivrez là-bas.  Vous vous rendrez vite compte que c’est bien plus facile qu’en France, et beaucoup moins stressant.  

L’immensité des routes

Le point le plus notable quand on prend le volant aux Etats-Unis, c’est que les routes sont ultra larges, y compris en ville. On ne se pose jamais la question de savoir si ça va passer ou pas. En fait, d’une manière générale, tout est beaucoup plus grand.

Certains pick-up faisaient le double de notre pauvre petit SUV. Lorsqu’on s’est garé la première fois sur un parking de supermarché, nous nous sommes aperçus – nous qui pensions avoir choisi un « énorme » véhicule – que notre Ford Escape n’était en fait pas plus grosse qu’une Twingo ici. Elle paraissait totalement ridicule coincée entre une Chevrolet Silverado HD et une Ford SVT Raptor (rien qu’au nom vous sentez que ça envoie du lourd). Pour vous donner une idée : le toit de notre Ford Escape arrivait au bas de la vitre de la plupart des pick-up.

Vous vous imaginez bien que pour loger tous ces engins hors catégorie, il faut de l’espace. Du coup, tout est surdimensionné : la largeur des routes, les parkings, les places de parking, les trottoirs… Finalement une Ford Escape, c’est bel et bien comme conduire une Twingo en France : ça passe partout.   

Sortir des sentiers battus

Pour terminer, le seul point que l’on pourrait reprocher aux routes américaines, c’est qu’il est presque impossible de sortir des sentiers battus. Contrairement à chez nous, les routes sont très bien aménagées. Mais il faut savoir que quand ça ne l’est pas, c’est peut-être parce qu’on ne veut pas que vous y alliez. Dès que vous sortez des routes principales (Interstates, US Highway, State Highway), vous allez potentiellement vous retrouver sur des routes privées ou au moins des routes qui mènent à des domaines privés. Chaque fois qu’on a tenté d’emprunter une petite intersection parce que « ça avait l’air chouette par-là », on s’est retrouvé face à un panneau qui nous indiquait « Private Property – No trespassing ».  

Surtout, dans certains états (et je pense tout particulièrement à la Louisiane où on a constaté beaucoup de pauvreté), il n’est vraiment pas prudent de s’aventurer dans des zones un peu trop reculées : vous pourriez vite vous retrouver dans des endroits où vous n’êtes pas les bienvenus.  

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Quelques petites règles/spécificités à connaître :  

Et hop ! Une petite liste pour la route :

  • Les distances et les limitations de vitesse sont indiquées en miles. 1 mile = environ 1,6 km.
  • La priorité à droite n’existe pas. Youpiii ! 
  • Vous pouvez doubler par la droite, ce qui a pour énorme avantage de fluidifier la circulation.
  • Tout est indiqué en fonction des points cardinaux. A chaque direction, vous saurez toujours si vous vous dirigez au nord, au sud, à l’est ou à l’ouest. Ça permet de nettement mieux se repérer.  
  • Les feux rouges sont toujours situés après le croisement, non avant comme en France. 
  • Il est absolument obligatoire de laisser passer les piétons sur les passages piétons, même s’ils ne se sont pas encore engagés sur la voie (bien qu’en théorie, la règle est la même en France…)
  • La plupart du temps, il est autorisé de tourner à droite au feux rouge (sauf contre-indication par un panneau) après avoir laissé le passage, bien entendu.  
  • Parfois, il arrive de tomber sur un carrefour avec 4 panneaux « stop », dans ce cas, celui qui arrive en premier passer en premier. Pas de panique, les Américains respectent très bien cette règle et ça paraît donc beaucoup plus naturel une fois sur place.  
  • Les ronds-points sont quasi inexistants (je pense que nous avons dû en voir 5 ou 6 durant nos trois mois là-bas).  
  • Si un bus scolaire est à l’arrêt et que ses feux clignotent, il est strictement interdit de le doubler, et ce, peu importe si vous vous trouvez derrière ou si vous arrivez d’en face. Vous devez vous arrêter bien en retrait.  
  • Il est très facile d’éviter les péages aux Etats-Unis. Il vous suffit de contourner les routes où il y en a (notamment grâce au GPS qui vous le proposera). De plus, ils sont beaucoup moins fréquents qu’en France. En trois mois, nous n’en avons payé aucun et je pense qu’on peut compter sur les doigts d’une main ceux que nous avons dû contourner. 
  • La plupart du temps, il n’y a pas de panneau pour indiquer l’entrée des villes (c’est peut-être un détail, mais nous ça nous a frappé : il nous est souvent arrivé de traverser de petites villes sans avoir aucune indication de leur nom. Nous étions obligés de regarder sur une carte ou sur le GPS pour le savoir).  

Cette liste n’est sans doute pas exhaustive mais elle recense selon moi les différences les plus notables et indispensables à connaître entre les conduites américaine et française.

Et pour plus de détails sur les panneaux et les règles de circulation, je vous renvoie à cet article.

Les parkings  

Dans les parcs nationaux, il est toujours très simple de se garer. Sauf si vous passez par les parcs les plus touristiques comme le Zion ou le Yellowstone, mais ceci est un autre sujet, que je prendrai le temps d’aborder dans un autre article…).

Par ailleurs, tous les motels et hôtels possèdent un parking où vous aurez votre place dédiée.

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En revanche, si vous logez en banlieue et que vous voulez laisser votre véhicule en ville, ça devient un peu plus compliqué. En fait, il y a deux solutions :  

– Soit vous cherchez tout de suite un parking payant tenu par un valet. Dans ce cas, si vous ne voulez pas payer trop cher il va falloir comparer les prix. Attention toutefois aux escrocs : parfois, surtout durant les périodes festives, les mecs savent que les gens vont vouloir se garer en masse et vont faire grimper les prix des parkings. C’était le cas pour nous lorsque nous avons débarqué à San Antonio pendant la « Fiesta San Antonio » (la commémoration de l’anniversaire du siège de Fort Alamo). 

– Soit vous décidez de vous garer le long du trottoir et là…

…les galères commencent ! Là encore, deux solutions :

1) Vous allez soit pouvoir trouver des places payantes et jusque là, pas de problème : il faudra juste déposer quelques quarters (des pièces de 25 cents) dans le petit parcmètre à côté de votre place de parking (aux Etats-Unis, ils sont individuels et vous n’avez pas de tickets à placer sur votre pare-brise).

2) Ou bien vous allez devoir vous confronter aux places gratuites réglementées. Et c’est précisément là qu’il va falloir être extrêmement vigilant et bien regarder ce que vous disent les panneaux.

Des panneaux, vous allez en voir beaucoup. D’abord, sachez que vous ne pourrez jamais rester garer à un endroit gratuitement plus de quelques heures d’affilées. Si le panneau est rouge : ne cherchez pas, le stationnement est interdit. S’il est vert, il vous indiquera les horaires et les jours durant lesquels vous pouvez stationner.

Donc vous allez vous retrouvez face à ce genre de truc sympa : « 2h de stationnement entre 8h30 et 17h30 ».  Il faut donc comprendre que vous ne pouvez pas stationner plus de 2h, mais qu’avant 8h30 et après 17h30 vous ne pouvez pas stationner du tout.

Perso, on a très vite senti que c’était casse-gueule et on n’a quasiment jamais cherché à se garer sur ce genre de place. Ah si ! Une fois ! On s’est pris une prune.  

Et c’est sans compter les nombreux cas particuliers où il est interdit de se garer : ne jamais se garer devant une borne à incendie, ni trop près d’une intersection. Ne surtout pas se garer en contre-sens de la route…

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Donc non, ne cherchez pas. Trouvez-vous un valet, un parcmètre, ou mieux : si vous logez dans la ville et que vous avez la chance d’avoir une place de parking comprise, laissez votre voiture et prenez les moyens de transport. Croyez-moi, vous ne vous en porterez que mieux.  

La vidange 

Si vous partez moins d’un mois, vous n’aurez probablement pas à vous en soucier.

En revanche, pour un voyage de un à trois mois, et si vous roulez beaucoup, il se peut qu’un petit voyant s’allume et vous indique « Change Oil ». Cela veut donc dire que votre véhicule a besoin d’une vidange.

Si cela vous arrive, pas de panique. Nous avons roulé une grosse semaine avec ce voyant et nous ne sommes pas tombés en panne. En fait, cela veut dire que vous devez songer à effectuer la vidange de votre véhicule, donc ça vous laisse un peu de temps.

Notre expérience : comme nous étions en plein désert du Texas quand ça nous est arrivé, nous avons attendu de rejoindre une ville où on pourrait dégoter une agence Alamo. Nous avions lu sur des forums que l’agence allait nous donner un autre véhicule. J’étais horrifiée (« Et notre Massachussetts Car ??? On ne peut pas l’abandonner, pitiééééé »). Une fois sur place, un monsieur très gentil écoute notre problème et décide d’aller voir par lui-même.

Il revient quelques minutes plus tard et nous explique que vu la quantité d’affaires qu’il y a dans la voiture, le plus simple c’est de se rendre dans un garage. Les frais sont pris en charge par l’agence. Le monsieur nous file l’adresse d’un garagiste et nous, on repart avec notre Ford Escape chérie. Il est vrai qu’il y avait un peu de bazar (hum). En tout cas, vous savez ce qu’il vous reste à faire si vous voulez conserver votre voiture !  

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Les stations essence  

L’expérience de la première fois dans une station essence peut sembler un peu déroutante. Ça l’a été pour nous, mais on s’y fait vite !

Faire le plein

Tout d’abord, sachez que l’essence aux Etats-Unis est indiquée en gallons. 1 gallon = 3,785 litres.  

Ensuite, pour éviter les frais bancaires et/ou si votre carte ne fonctionne pas sur les automates (c’est le cas pour toutes les cartes étrangères en principe), il vous faudra payer en cash.

Pour cela, il faut d’abord garer son véhicule à la pompe, puis se rendre à l’intérieur de la station pour payer. Au guichet, il faut indiquer le montant que l’on veut mettre, ainsi que le numéro de la pompe.

Puis, vous pouvez aller vous servir. Vous devrez alors sélectionner votre carburant. Aux Etats-Unis, la plupart des voitures roulent au Sans Plomb, il y a donc de fortes chances que ce soit le cas pour votre véhicule. Dans ce cas, il faut sélectionner le « Regular » ou le « Unleaded » simple.

Si jamais vous avez donné plus d’argent qu’il ne fallait, retournez au guichet pour vous faire rembourser le surplus.  

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Les pompistes

Dans le New Jersey, nous avons eu l’extrême surprise de tomber sur un métier dont je ne connaissais même pas l’existence : le pompiste.

Très surpris, on a cru que le mec était un escroc. Du coup… on s’est barré. Oui, je sais : le pauvre. C’est exactement ce qu’on s’est dit lorsqu’on a vu qu’il y avait des gars comme lui dans toutes les stations essence.

On s’est renseigné ensuite : il se trouve que la loi dans le New Jersey indique qu’il est obligatoire de se faire servir par un pompiste. OK. Donc si vous passez par cet état, ne soyez pas surpris et ne faites pas comme nous. Vous avez juste à vous garer et à donner le montant que vous souhaitez mettre. Le pompiste se charge de mettre l’essence dans votre réservoir. N’oubliez pas de lui donner un tips !  

Le prix de l’essence

En ce qui concerne les tarifs, vous vous apercevrez que l’essence est beaucoup moins chère qu’en France. Toutefois, les prix varient énormément d’un état à un autre. Dans l’est, le gallon était à environ 2$. Dans l’ouest, nous sommes parfois montés jusqu’à 4$. Les prix sont généralement plus élevés dans les zones touristiques, notamment dans les parcs nationaux.  

Eviter la panne d’essence

Surtout, pensez bien à faire le plein régulièrement.

Dans l’est des Etats-Unis, vous n’aurez jamais trop de problèmes. En revanche, dans des zones assez reculées de l’ouest américain, vous pouvez rouler plusieurs heures sans voir de station essence. Du coup, pour être sûrs de ne pas avoir de problème, on faisait le plein à chaque fois que la moitié du réservoir était vide.

Lorsque vous vous rendez dans les parcs nationaux les plus grands, prévoyez bien le coup : faites le plein avant d’y aller et repérez bien ensuite les différentes stations essences sur la carte que vous fournira le ranger à l’entrée du parc.  

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La pause à la station essence

Vous verrez que les stations essences sont souvent l’occasion de goûter à des mets étranges. Comme on voulait faire pas mal d’économies sur la bouffe, il nous est souvent arrivé d’aller nous ravitailler dans les stations. Alors certes, ce n’est pas de la super nourriture et honnêtement j’ai à peu près détesté tout ce que nous avons pu y manger. Mais si vous avez le palais aventureux, vous aurez souvent de quoi faire. Et puis ça dépanne. 

Enfin – et là je m’adresse plus particulièrement à vous mesdames – si comme moi vous avez le syndrome de « la petite vessie », vous allez adorer les stations essence : 95% du temps, il y a des toilettes !! (Et toujours propres par ailleurs).

Moi qui suis constamment en panique sur les routes françaises quand il s’agit de faire 3h de route sans aucun endroit où faire pipi, je peux vous dire que ma petite vessie était aux anges. En trois mois, je ne me suis jamais retrouvée en pleine crise de sueurs froides, pliée en deux dans la voiture. Un exploit.  

Les couacs éventuels sur la route

En 82 jours de road trip, nous avons eu la chance incroyable de traverser les Etats-Unis sans aucune panne, accident, vol ou collisions. SAUF : lors de notre 81ème jour de conduite dans le pays.

Nous qui étions si heureux de rendre une voiture immaculée, aussi neuve que si elle n’avait jamais roulé (du moins de l’extérieur car je ne parierais pas trop sur l’état du moteur, hum) … Et bien quelqu’un à Los Angeles s’est dit que ce serait une bonne idée de laisser sa trottinette libre-service, juste à côté de notre Ford Escape. Comme ça, si jamais elle venait à tomber pendant la nuit, elle pourrait bien enfoncer un peu la carrosserie.

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Et lorsqu’on a découvert cela, ce matin du 23 juin, nous sommes passés de pâles à verdâtres, puis de verdâtres à un bon rouge cramoisi… Nous l’avons signalé à l’agence, le jour de la restitution du véhicule (soit le lendemain), et ils nous ont demandé de faire un constat pour expliquer ce qui s’était produit. Ils ont été cool et nous n’avons rien payé.

Si toutefois quelque chose de plus important vous arrivait, il n’y a qu’une seule chose à faire : contactez d’abord votre loueur et demandez-lui la démarche à suivre

S’orienter sur les routes américaines

Le GPS

–> Votre voiture ne sera pas forcément équipée d’un GPS. L’agence vous en proposera un en supplément : libre à vous d’accepter ou pas, mais sachez que ce n’est pas donné. Vous pouvez également emporter votre propre GPS en ayant acheté au préalable la carte des Etats-Unis. Cela vous reviendra moins cher.  

–> Selon moi, Google Maps reste le plus pratique, et c’est ce que nous avons choisi. Toutefois, vous vous retrouverez régulièrement (surtout dans l’ouest) dans des zones où il n’y a pas de réseau. Vous perdrez alors toute connexion avec l’application.

Que faire quand on n’a pas de réseau ou pas de forfait internet ?

–> Pour éviter de paniquer et de se perdre au milieu de la pampa, vous pouvez télécharger gratuitement avant de partir des cartes hors connexion via Google Maps (attention, ça prend de la place sur le téléphone !).

–> Vous pouvez également prendre une carte routière en plus. Nous avions avec nous une carte de tous les Etats-Unis, mais elle n’était pas très détaillée. Quand on savait qu’on allait rester longtemps dans un état, on essayait de se procurer une carte plus précise (bon, avouons-le, c’était aussi pour se donner l’impression qu’on était des pros de la carte routière). On l’a fait pour le Texas, l’Utah, le Colorado et la Californie.

On avait fait un mélange de tout ça et on n’a réussi à rentrer en France, donc tout va bien ! Si des glandus peuvent le faire, vous aussi.  

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Se faire arrêter par un policeman 

Les « Border Patrols »

Si vous passez près de la frontière du Mexique, vous serez obligés de passer par les « Borders Patrols », la police des frontières. Nous avons dû les franchir deux fois : à l’entrée et à la sortie du Big Bend National Park. L’agent vous demandera les papiers de votre véhicule et vous interrogera sur la raison de votre présence ici. Indiquez simplement que vous êtes là pour le tourisme.  

Les contrôles de routine

Si une voiture de police vous suit et qu’elle déclenche ses sirènes, ne faites-pas comme moi : ne paniquez pas. Certes, c’est impressionnant car c’est comme dans les films et vous avez l’impression de passer, en l’espace d’une seconde, dans la peau d’un dangereux criminel. Sauf que non, en principe, vous êtes justes de gentils bons touristes. Donc tout va bien se passer. Il s’agit simplement d’un contrôle. Vous devez vous garer le plus rapidement possible, baisser votre vitre et attendre que le policier vienne vers vous. Ils vous demanderont vos papiers, ceux du véhicule et vous plantera quelques minutes pour aller étudier tout ça dans sa voiture à lui. Puis il reviendra, et si tout est en ordre, vous pourrez repartir.  

Nettoyer sa voiture 

Si vous partez trois mois comme nous, il va falloir y passer plusieurs fois. Entre le sable, la terre, la poussière rouge de l’Utah, voire même la neige… la crasse s’accumule très rapidement dans l’habitacle (et en-dehors).

Notre pauvre Ford Escape, recouverte de poussière et de crasse…

Il faudra donc vous rendre dans un « Car Wash ». Et là, rien de compliqué : vous insérez vos petites pièces (à nouveau, des quarter) et vous pourrez savonner, rincer, aspirer, faire briller votre voiture. Pas de différence particulière avec la France.  

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Bien entendu, cela va de soi, vous devrez procéder à ce gros ménage intérieur et extérieur avant de rendre votre voiture à l’agence de location.  

Rendre son véhicule

Rien de plus simple : il vous suffit de vous rendre dans l’agence indiquée sur votre réservation (qui peut être la même que là où vous avez pris votre véhicule), et suivre les panneaux « Car return« . Là, un agent viendra vérifier que tout est ok et vous pourrez repartir. Je ne vous cache pas qu’on a eu un sacré pincement au coeur quand on a dû abandonner notre Massachusetts Car…

Dans le cas où il y aurait quelques dommages sur votre véhicule, il faut le signaler. Vous devrez alors faire un constat.

Il va de soi que vous ne devez rien laisser dans le véhicule. Par ailleurs, n’oubliez pas de rendre la voiture avec le plein d’essence !

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Louer un véhicule pour un voyage de trois mois

Comment ça se passe si vous louez un véhicule pour une longue durée ? Y a t-il des informations supplémentaires à prendre en compte ? Peut-on garder le même véhicule du début à la fin ou faut-il changer régulièrement ?

Et bien non, il n’y a pas de grosses différences entre louer un véhicule deux semaines ou trois mois. Vous pouvez réserver une voiture pour autant de temps que vous le souhaitez. Vous n’avez qu’à renseigner vos dates lors de votre réservation et l’agence le prendra en compte sans problème.

Vous n’aurez pas non plus à changer de véhicule durant votre trajet, à moins que vous ayez un accident avec celle-ci (et peut-être aussi si vous devez faire la vidange de votre voiture et que votre agence préfère vous l’échanger avec une autre plutôt que de vous donner l’adresse d’un garage, comme pour nous).

Le truc à savoir pour éviter de paniquer sur place

Néanmoins, il y a un petit détail à prendre en compte. Cela ne nous avait pas été expliqué au départ, et quand nous l’avons découvert, nos deux palpitants ont manqué quelques battements.

Quelques jours avant la fin de notre premier mois de roadtrip, le voyant de la vidange s’est allumé. J’ai alors ressorti les papiers de la réservation de notre véhicule afin d’y trouver des informations à ce sujet. Mais au lieu de trouver une réponse, j’ai découvert un autre problème, bien plus important encore : sur les papiers, il était indiqué que notre réservation était valable du 3 avril au 3 mai 2019. Soit pour un mois seulement.

J’ai commencé à avoir des suées. Immédiatement, nous avons essayé de joindre Rentalcars, le courtier par qui nous étions passés pour réserver le véhicule. Mais ils nous ont renvoyé directement à l’agence de location (soit Alamo), car ce sont eux qui nous avaient délivré les papiers sur place. Et là, j’ai dû sortir mon plus bel anglais pour tenter d’expliquer notre situation.

Il se trouve que la date indiquée sur les papiers n’est en fait que fictive. Pour les besoins de l’agence, parce qu’apparemment c’est plus simple pour eux de cette façon, trois contrats successifs sont enclenchés (un pour chaque mois donc). Notre réservation était bel et bien valable jusqu’au 24 juin. Et nous avons pu repartir le cœur léger.

Par ailleurs, il n’y a pas besoin de se rendre dans une agence à la fin du premier mois pour renouveler le contrat. Cela se fait automatiquement.

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Je ne sais pas si toutes les agences procèdent de cette manière, mais si vous partez trois mois et que vous passez par Alamo, vous vous retrouverez certainement dans cette situation, vous aussi. So don’t panic !

Et voici que s’achève ce très long article sur la question de la voiture. Il me semble que j’ai fait le tour de la question. Comme toujours, si vous avez d’autres questions ou remarques, n’hésitez pas à me les poser en commentaires ! 

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