… Ou comment déballer le contenu de sa valise au pied d’un comptoir.


À la fin de notre séjour à Boston, nous avons dû nous rendre à l’agence de location de voitures afin de récupérer le véhicule que nous avions réservé plusieurs mois à l’avance. Après avoir lu des dizaines d’articles sur la question et m’être renseignée auprès de plusieurs voyageurs, j’avais tout bien préparé et calculé. Tout devait donc se passer à merveille : quelques formalités au comptoir et hop ! À nous le road tirp !

Sauf que dans le monde des glandus, ça ne se passe pas comme ça.

Voici donc le récit de notre passage à l’agence de location :

Carte de crédit VS carte de débit

Vers 9h : les glandus sont en action. Arrivée à l’agence Alamo. La femme au comptoir est cool, son accent est compréhensible. Jusqu’ici tout va bien. Je respire un peu et me détend.

Vient le moment où on nous demande notre carte de crédit, afin de valider la réservation. Je tends ma carte, en toute confiance.

Sachez que la grande majorité des agences de location refuse les cartes de débit. Or, même si on les appelle couramment « cartes de crédit » en France, ce sont en réalité des cartes de débit dont nous disposons pratiquement tous. En gros, chaque fois qu’on paye, le montant nous est débité dans les heures ou les jours qui suivent. En revanche, les véritables cartes de crédit – comme leur nom l’indique – créditent le montant de vos paiements pour les débiter seulement à la fin du mois. Et notre agence demandait justement une vraie carte de crédit, pas de débit.

J’avais prévu ce détail. Avant de partir, j’avais pris soin de demander une carte de crédit à ma banque, au cas où un cas comme celui-ci se présenterait. Là vous vous dites : eh ! pas si glandue que ça la meuf finalement !

Mais si c’était vraiment le cas, je n’aurais pas pu créer ce blog.

L’erreur à ne pas faire

La gentille dame au comptoir nous rappelle que nous avons indiqué Aurélien comme premier conducteur du véhicule et que de ce fait, nous devons fournir une carte à son nom. Sans cela, la location ne peut pas être validée.

Or, Aurélien ne possède qu’une carte de débit.

À cet instant, mon cœur s’est vraisemblablement retrouvé au niveau de mes chevilles en moins de temps qu’il n’en faut pour dire « carte ».

Evidemment, je commence à voir notre road trip s’envoler au loin. Adieu les grands espaces, adieu la liberté.

Mais cette dame est vraiment très sympa, et elle nous explique qu’il est possible de switcher la réservation à mon nom. Pour cela, il lui faut simplement les billets de notre vol de retour en France.

Panique irrationnelle

L’espoir renaît. Mon coeur remonte dans ma poitrine. Je commence de chercher les billets dans la pochette de mon ordinateur où j’avais rangé tous les papiers importants. Introuvables. Je me mets de nouveau à paniquer. Il nous faut ces billets. On se met alors à fouiller dans la valise. À quatre pattes sur le sol, on enlève tout : vêtements, serviettes, caleçons, chaussettes, crème solaire, maillots de bains… Rien.

Panique puissance 1000. Heureusement pour notre dignité, il n’y avait qu’un seul autre couple présent dans la salle à cet instant, en plus des différents agents aux comptoirs. Mais je vous avoue qu’à ce moment-là je n’ai pas cherché à regarder la tête des gens autour, trop occupée à délirer sur mon propre sort.

Le losange redevient vert

Au bout d’un moment, je réalise que je peux récupérer la réservation sur mon téléphone. Je me mets à fouiller dans mes mails et fini par la trouver. Je tends mon smartphone à la dame. Au bout de cinq interminables minutes : « C’est bon ! On a pu faire le changement ».

Le petit losange au-dessus de ma tête passe de rouge à vert. Pour un peu, j’en aurais presque dansé sur place :

on part en road trip les gars !!!

Conclusion de cette histoire : à la réservation d’un véhicule, bien prendre soin d’utiliser une carte de crédit au nom de la personne indiquée comme « premier conducteur » dans le formulaire…