…Ou comment démarrer un road trip de trois mois en toute sérénité.


15h, heure locale : après 5 ans de préparation et 24h de périple sans dormir, nous posons enfin notre premier pas sur le sol américain. Après les derniers contrôles et le passage aux douanes, nous récupérons notre valise et sommes enfin libres. Nous pouvons officiellement crier victoire : nous sommes à Boston !

Boston, c’était vraiment là où tout devait commencer. C’était devenu un peu le symbole du voyage, la porte d’entrée de notre road trip américain. Nous la chérissions même avant de l’avoir rencontrée. Les gens nous demandaient souvent : “pourquoi commencer par Boston ?”

Et pourquoi pas ?  

Dans cet article, vous trouverez tous mes avis et conseils pour vous aider à mieux appréhender la ville de Boston. Vous découvrirez pourquoi je l’ai appréciée et pourquoi je vous la recommande. Vous pourrez également connaître mon avis sur les principaux endroits que nous avons visités et ce que je vous conseille d’aller voir. Enfin, si vous êtes définitivement convaincu de vous rendre à Boston, vous trouverez quelques conseils afin de vous aider à préparer au mieux votre séjour.

Prêt ? Alors en avant !


Sommaire de l’article :

Trois bonnes raisons d'aller à Boston
Boston : moins attirante que ses voisines ?

Que voir à Boston ? Le parcours des glandus :

Le Freedom Trail Back Bay, le quartier chic Le très charmant quartier de Beacon Hill La pause cinéma au Boston Public Garden Harvard et la ville de Cambridge Fin de séjour sur l'Esplanade de la Charles River

Les infos pratiques pour préparer son séjour à Boston :

Comment se déplacer dans la ville ? Où loger ? Les adresses testées par les glandus Deux jours sont-ils suffisants pour visiter Boston ? Comment intégrer Boston dans un road trip ? Quel budget pour deux jours à Boston ? Et pour aller plus loin...

Trois bonnes raisons d’aller à Boston

1 – Il s’agit de l’une des villes les plus historiques des Etats-Unis

Boston est l’une des villes les plus anciennes et les plus historiques des Etats-Unis. C’est même là où tout à réellement commencé pour la nation américaine : le débarquement du Mayflower, le navire qui amena les premiers colons européens à s’installer sur le territoire, la Boston Tea Party et les premiers débats pour l’Indépendance des colonies ou encore la création de la toute première école publique des Etats-Unis (la Boston Public Latin School) en 1635 et de la future Harvard en 1636.

Partout dans le Dowtown, mais aussi dans les quartiers alentours, vous serez donc amenés à croiser des édifices riches d’Histoire.

Boston est également très intéressante sur le plan architectural. Dans le Downtown, les bâtiments massifs des XVII et XVIIIe siècles, côtoient la verticalité des grandes tours modernes. Une sensation assez captivante lorsqu’on est confronté pour la première fois à une ville américaine.

Toutefois, Boston tient surtout son originalité de ses rues. Le fameux quadrillage, si typique des villes américaines, ne semble pas avoir été adopté par la capitale du Massachusetts. Une grosse partie du centre-ville est en effet construit sur le modèle européen : de petites ruelles, parfois tortueuses (coucou quartier de Beacon Hill), qui partent un peu dans tous les sens, sans suivre de schéma rectiligne. Cette exception confère à Boston un charme bien particulier que l’on ne retrouvera sans doute dans aucune autre ville américaine de cette taille.

Nous avons donc adoré nous balader dans Boston. Ses rues sont belles, calmes, agréables à parcourir, et il s’en dégage une atmosphère assez proche d’une ville européenne. Parfait pour s’intégrer en douceur à la culture américaine !


2- C’est une ville étudiante où il fait bon vivre

Au premier abord, la ville pourrait paraître un peu froide et solennelle avec ses grandes tours et ses nombreux bâtiments classieux du XIXe siècle… Et pourtant, pendant ces deux jours où nous l’avons exploré surtout en surface, nous avons tout de même pu détecter les signaux d’une ville accueillante où il fait bon vivre. Elle regorge de petits cafés sympas, de boutiques originales et de restos branchés où grouillent les étudiants. Si elle revêt l’étiquette de ville studieuse de par de ses nombreux et prestigieux campus universitaires, elle n’en est pas pour autant austère. Elle est au contraire très ouverte et offre aux touristes l’image d’une ville culturelle et dynamique.

Je suis persuadée que Boston a beaucoup à offrir. Elle doit faire partie de ces villes qui se vivent, un peu comme Lille ou Berlin.   

3 – On peut s’y balader tranquille

C’est peut-être justement lié à son statut de ville universitaire, mais après retour d’expérience, nous pouvons affirmer que Boston est une ville ultra safe. Certainement la plus safe de tout notre road trip. A aucun moment durant notre séjour, nous nous sommes sentis en danger.

On ne pourra malheureusement pas en dire autant des autres villes américaines que nous avons pu visiter par la suite. Ici, nous n’avons jamais eu le sentiment de devoir rebrousser chemin sous l’effet d’une atmosphère soudainement inhospitalière (ce qui nous est arrivé de nombreuses fois, et parfois d’une rue à l’autre, dans d’autres zones urbaines du pays).

Vous pouvez donc vous y balader tranquille, et ça, c’est quand même super agréable !


Boston : moins attirante que ses voisines ?

Buildings dans les rue de Boston.

Comme je l’ai indiqué plus haut, Boston est une ville qui ne s’appréhende pas en un seul coup d’oeil. Lorsque vous débarquez, il n’y a pas cet effet « whaou » que peuvent vous procurer certaines villes américaines. Elle ne possède ni la beauté envoûtante de New York, ni la majestuosité de Washington, ni même le charme du sud de Charleston ou Savannah.

Elle nous apparaît plutôt ordinaire, sans rien d’exceptionnel. Pourtant, c’est tout le contraire.

Et je vais vous démontrer cela tout de suite !

Que voir à Boston en deux jours ? Le parcours des glandus

Le départ du Freedom Trail

La découverte de la ville par le Freedom Trail

Notre premier véritable objectif en arrivant à Boston a été de commencer par le grand classique de la ville : le Freedom Trail. Ce petit parcours, matérialisé par une double bande de briques rouges au sol, permet de visiter Boston en passant par tous les lieux et monuments importants de la ville.

Un excellent moyen, très pratique et simple, de voir l’essentiel sans se perdre (absolument génial pour les glandus de l’orientation).

Le Freddom Trail, en plein coeur du Downtown de Boston
La ligne du Freedom Trail, en plein coeur du Downtown

Nous retraçons ainsi, à pieds, différents épisodes historiques de la ville. Nous passons notamment devant Park Street Church, l’église où a été prononcé le premier discours anti-esclavagiste, en 1829 ; la Old South Meeting House, une seconde église qui a vu émerger en son sein les prémices de la célèbre Boston Tea Party ; ou encore la Old State House Museum, le plus ancien bâtiment public de la ville, construit en 1713 pour accueillir l’assemblée du Massachusetts.

Le Faneuil Hall, sur le parocurs du Freedom Trail.
Le Faneuil Hall, ancienne salle de réunion où Samuel Adams et James Otis,
grands acteurs de la révolution américaine, ont prononcé certains de leurs discours.

Le Capitole, siège du gouvernement fédéré du Massachusetts.
Le Massachusetts State House, siège du gouvernement fédéré de l’état

La Park Street Church, sur le parcours du Freedom Trail.
Park Street Church

Nous traversons ensuite un quartier plus calme, aux ruelles rouges de briques : nous sommes dans le North End. Puis, peu à peu, le parcours nous fait quitter l’effervescence du centre-ville pour nous diriger vers le port de Charlestown, la dernière étape du Freedom Trail. Ici, on peut y admirer l’USS Constitution, l’une des toutes premières frégates construites à Boston et le plus vieux navire de guerre américain encore à flot. Pas de chance pour nous : la visite guidée pour voir l’intérieur du navire était fermée ce jour-là.

L’USS Constitution

Le parcours est très instructif et agréable à parcourir. Il nous permet en outre de visiter la ville plus en profondeur et de s’imprégner de son ambiance. La majeure partie du trajet se situe dans le coeur de Boston et se parcourt en une bonne demie-journée, pour peu que l’on s’attarde sur chacun des points d’intérêt.

Pour avoir un meilleur aperçu de ce que donne à voir le Freedom Trail, je vous laisse parcourir cet article.

Back Bay, le quartier chic

Back Bay, est un quartier très huppé et chic, où l’urbanisme américain a repris ses droits. Aménagé au XIXe siècle, il a été conçu sur le modèle des plans rectangulaires que l’on retrouve un peu partout aux Etats-Unis, mais auquel une bonne partie de Boston semblait avoir échappé.

Nous commençons par traverser l’immense et soigneuse Commonwealth Avenue : une magnifique allée bordée d’immeubles très classieux, à l’architecture victorienne.

En arrière-plan, la John Hancock Tower. Au fond, sur le pont routier, on peut lire « Boston Strong », en hommage aux victimes de l’attentat du Marathon de Boston en 2013.

Après avoir emprunté au hasard l’une des rues perpendiculaires, nous tombons nez à nez (ou plutôt nez contre vitre) face à l’imposante Prudential Tower. Nous décidons d’y entrer, curieux, et pénétrons alors dans notre premier (et dernier) centre commercial américain. Je ne sais pas s’ils sont tous comme ça aux Etats-Unis, mais celui de la Prudential Tower est tout simplement gigantesque (d’autant plus qu’il était désert au moment de notre venue).

Apparemment, il est également possible de grimper tout en haut de la tour afin de contempler une vue panoramique sur la ville de Boston.

Nous ressortons pour rejoindre Copley Square, une très jolie place où, là encore, les bâtiments modernes surplombent les édifices plus anciens. Nous nous retrouvons entre autres, au pied de la très jolie Trinity Church, elle-même située sous la John Hancock Tower, le plus haut gratte-ciel qu’on ait pu voir jusqu’à présent.

La Old South Church, sur Copley Square

Nous ne manquons pas de faire un petit tour à la somptueuse Boston Public Library. Si vous avez un peu de temps, je vous conseille vivement de vous y rendre. L’architecture intérieure est sublime !

Nous terminons ensuite notre visite par une promenade sur Newbury Street, dans l’idée de faire un peu de shopping. Nous trouvons une série de boutiques beaucoup plus abordables que dans le centre commercial de la Prudential Tower (non, nous n’avons pas prévu un budget Ralph Lauren et Lacoste pour notre road trip).

Je fais quelques magasins pour me trouver un short (la pièce manquante de ma valise) et comme une boutique Harry Potter se tenait là devant nous, nous étions obligés d’y entrer, cela va de soi.

Newbury Street est un coin très sympathique de Boston que je vous recommande, même si vous n’avez aucune intention de courir les magasins. J’ai adoré la série d’immeubles couleur brique aux fenêtres en baie (ce qui donne ces arrondis à intervalle régulier), les petits jardinets clôturés et les trottoirs dégagés. Il y a un côté très propre mais non dépourvu de chaleur. Et il est très sympa de flâner dans les petites boutiques en tout genre en fin d’après-midi.

Le très charmant quartier de Beacon Hill

Sans nul doute l’un des plus beaux quartiers de la ville, Beacon Hill est définitivement un immanquable de Boston. Il serait dommage de passer à côté de cet endroit, pourtant calme et résidentiel. Les petites ruelles pentues, bordées d’immeubles en briques rouges au charme victorien, ont presque des airs londoniens, si l’on fait abstraction des escaliers de secours et des drapeaux américains.

Impossible de se balader dans le quartier de Beacon Hill sans passer par Acorn Street, connue pour être l’une des rues les plus photographiées de Boston. Nous en avons d’ailleurs la preuve lorsque nous arrivons sur les lieux : un groupe de jeunes filles se sont déjà lancé dans un shooting photo passionné, ce qui ne nous laisse guère le loisir d’immortaliser la rue nous-même… Finalement, après quelques minutes d’attente, la rue se dégage, et nous obtenons notre cliché (et hop un de plus!). Il faut le dire : la petite ruelle pavée vaut quand même bien le détour !

La pause cinéma au Boston Public Garden

Si vous voulez retrouver un peu de verdure après avoir longuement cheminé parmi tous ces immeubles, c’est direction le Boston Public Garden qu’il vous faudra aller. Ces jardins sont très paisibles et agréablement aménagés. Début avril, les arbres étaient encore nus et l’herbe un peu ternie, mais l’endroit doit être superbe au coeur du printemps.

Si pour certains c’est le moment de se reposer, nous on avait quelque chose de crucial à trouver ici : le banc où a été tournée la célèbre scène de Will Hunting, avec Matt Damon et Robin Williams. Après une longue recherche pour trouver LE banc parmi tous les autres, nous finissons par le repérer. On s’y arrête juste quelques instants, et nous voilà instantanément assaillis par des dizaines d’écureuils affamés.

Le fameux banc de Will Hunting

Harvard et la ville de Cambridge

Pour notre deuxième jour à Boston, nous avons pris le métro direction l’Université d’Harvard. Le trajet est très rapide (une quinzaine de minutes depuis Coolidge Corner à Brookline, le quartier où nous logions).

Nous ressentons une petite pointe d’émotion : après avoir vu tant de films tournés ici, il est étrange de se retrouver en personne sur les lieux.

On croise des dizaines d’élèves et on ne peut pas s’empêcher de les dévisager, en se disant que peut-être l’un d’entre eux sera le futur gouverneur du Massachusetts, ou le prochain patron de Microsoft…

On reste longuement dans la cour du campus, le Yard, à photographier et observer. Nous passons toutefois notre tour devant la statue de John Harvard, le premier donateur de l’Université. Frotter sa chaussure gauche porterait bonheur, parait-il.

Nous quittons le campus pour faire un petit tour dans la ville de Cambridge. Celle-ci est beaucoup plus calme que Boston, et grouille d’étudiants. On a presque l’impression d’être l’un d’entre eux ! Nous sommes entourés d’une multiplicité de bâtiments aux différents styles architecturaux des trois derniers siècles : néoroman, néo-gothique, gothique victorien, moderne… Certains d’entre eux sont particulièrement remarquables, comme le Memorial Hall, construit à la mémoire des soldats d’Harvard ayant combattu pour l’Union pendant la guerre civile américaine.

La ville de Cambridge est très agréable à parcourir et je vous recommande volontiers de l’inclure à votre séjour, y compris sur deux jours. Nous y avons passé une bonne demie-journée et nous avons eu le temps d’avoir un bon aperçu de la ville et du campus d’Harvard. Il se visite assez rapidement car il est interdit, bien sûr, d’entrer dans les différents bâtiments de l’université.

Outre le campus, vous pouvez également vous rendre dans trois musées : le musée d’art, le musée d’histoire naturelle et le Peabody, un musée d’ethnologie et d’archéologie.

Fin de séjour sur l’esplanade au bord de la Charles River

Pour clore notre visite de Boston, nous nous sommes rendus sur l’esplanade au bord de la Charles River. Ici, le tumulte envahissant des véhicules se transforme peu à un peu en un bourdonnement sourd. Bientôt, on n’entend plus que les petits clapotis de l’eau et le bruit de pas des nombreux coureurs sur le béton.

Peut-être était-ce parce que nous étions début avril et que le printemps n’était pas encore là, mais nous avons trouvé l’esplanade très grise (il faut dire que le temps n’aidait vraiment pas). Et la vue sur les bâtiments de l’autre côté de la rive n’avait rien d’exceptionnel.

Nous n’étions peut-être pas au meilleur endroit, et si nous avions plus anticipé, nous aurions d’ailleurs parcouru l’esplanade à vélo. Il existe en effet une piste cyclable qui permet de longer une bonne partie des berges. A vélo, et au printemps ou en été, l’expérience doit être bien plus chouette !

D’autre part, nous avons accueilli ce petit moment paisible avec joie. Nous avons tout de même parcouru plus de 18km à pieds durant ces deux premiers jours de notre voyage de trois mois, et on n’avait même pas encore attaqué les choses sérieuses : le début de notre road trip, et la visite de New York.


Les lieux et activités que nous aurions testés avec un jour en plus :

Aller voir un match de base-ball au Fenway Park. Visiter le musée du Boston Tea Party. Se promener sur le Waterfront. Faire une balade à vélo le long de l'esplanade. Monter en haut de la Prudential Tower pour voir Boston depuis les hauteurs.

Les infos pratiques pour préparer son séjour de deux jours à Boston

Comment se déplacer dans la ville ?

Il existe, comme dans toutes les grandes villes, plusieurs façons de se déplacer à Boston.

Tout d’abord, si ça ne vous dérange pas de marcher, je vous conseille de visiter un maximum la ville à pieds. Boston est une ville très accessible et pensée pour les touristes (notamment via le Freedom Trail).

D’autre part, les points d’intérêts sont, pour la plupart, concentrés dans quelques quartiers rapprochés les uns des autres. Si vous logez dans un quartier du centre-ville, c’est vraiment l’idéal. Vous n’aurez sans doute pas du tout besoin de prendre les moyens de transport.

En revanche, si vous avez des difficultés à marcher ou si vous n’avez tout simplement pas beaucoup de temps pour voir la ville, je vous conseille alors de prendre le métro. Ce sera la solution la plus simple et la plus rapide. Le métro, qu’on appelle le « T » là-bas, est assez ancien mais dessert très bien chaque quartier. Il comporte cinq lignes.

Comment prendre le métro à Boston ?

Le premier challenge, c’est de trouver où acheter son ticket de métro. Ce n’est pas comme en France : ici, le métro circule aussi à l’air libre, pas seulement dans les souterrains. Le problème, c’est qu’à ces endroits-là, il n’y a pas de borne pour acheter son billet de transport. Il y a bien des sortes de guichets, mais ils ne sont pas toujours ouverts. Et quand nous y sommes allés, bingo ! Il étaient fermés. Du coup, nous avons dû marcher pendant 30 minutes avant de trouver enfin une station souterraine… et des bornes ! Donc si vous pouvez, achetez votre titre de transport à la première station que vous rencontrez.

Le mieux est de demander la Charlie Card (valable pour métro, bus et bateaux). Cette carte, gratuite, vous permettra de charger autant d’argent que vous le souhaitez. De plus, les trajets sont moins cher qu’avec un simple ticket à l’unité (le Charlie Ticket) : 2,25$ au lieu de 2,75$.

Enfin, si vous pensez prendre très souvent le métro, vous pouvez acheter des pass. Il en existe un à la journée (12$) et un à la semaine (22,5$). A vous de voir si cela vous paraît rentable en fonction du nombre de trajets que vous pensez effectuer.

Boston à vélo

Enfin, vous pouvez également décider d’arpenter la ville à vélo. Un bon compromis entre la marche et les transports en commun, si vous avez peu de temps. Il m’a semblé néanmoins que la ville n’était pas très bien aménagée pour les cyclistes (si on excepte l’esplanade). De plus, il faut tout de même avoir un bon sens de l’orientation pour se diriger dans Boston. Ne vous lancez donc dans cette aventure que si vous êtes sûrs de vous.

Boston propose des vélos en libre-service, les « BLUEbikes« , que vous retrouverez un peu partout, y compris dans des villes plus éloignées comme Cambridge ou Brookline. Le principe est le même qu’en France. Vous payez à la demie-heure (2,50$ à Boston). Dépassé ce temps imparti, vous êtes de nouveau facturé. Si vous souhaitez en louer un pour la journée, vous pouvez prendre un pass Adventure à 10$. Mais attention, vous ne pourrez l’utiliser que 2h sur ces 24h. L’avantage avec ce service, c’est que vous n’avez pas à transporter votre vélo partout avec vous. Il vous suffit de rallier une borne à une autre.

Les BLUEbikes devant la Boston Public Library

Notre expérience : nous nous sommes essentiellement déplacés à pieds. Au total, nous n’avons pris le métro que six fois (un aller-retour à l’aéroport, un pour Brookline et un autre pour Cambridge). Même si nous étions fourbus à la fin de ces deux jours, nous n’avons pas regretté car cela nous a vraiment permis de nous imprégner plus intensément de l’ambiance de la ville. Mis à part pour les grands trajets, je vous conseille sincèrement cette option.

Où loger ?

Les logements à Boston sont relativement chers. Un hôtel dans l’un des quartiers du centre va vous coûter entre 150 et 250 euros la nuit pour deux. Les quartiers les mieux situés sont ceux du Downtown, de Backbay, Beacon Hill, du West End, North End ou encore du Waterfront.

Si comme nous, vous avez un budget assez restreint, je vous conseille de prendre un Airbnb dans un quartier un peu reculé du centre-ville. Certes, cela peut paraître moins pratique que de loger directement dans le coeur de Boston, mais ce n’est pas New York : il est très facile et rapide de rejoindre le Downtown. Le premier jour, nous avons décidé d’y aller à pieds, depuis notre quartier de Brookline, et en une bonne demie-heure de marche, nous avions déjà atteint Back Bay.

Vous pouvez également opter pour l’auberge de jeunesse, moins coûteuse, voire le couchsurfing, pour loger chez l’habitant.

–> Trouver un Airbnb
–> Trouver une auberge de jeunesse
–> Trouver un hôtel

Notre expérience à Brookline (à ne pas confondre avec Brooklyn) : nous logions plus précisément à Coolidge Corner. Pour rejoindre ce quartier depuis l’aéroport, c’était plutôt le périple. Brookline est située à l’opposé du Logan International Airport, et il nous a fallu prendre une navette, un métro, et à cause de travaux sur les voies, un bus et de nouveau, le métro. Mais une fois arrivés, nous avons tout de suite été conquis par les lieux. Brookline est très résidentielle et calme. Le type de banlieue familiale que l’on voit souvent dans les films : de grandes maisons victoriennes aux couleurs pastel, petits jardinets tout proprets et trottoirs rectilignes. Parmi ces maisons, on peut d’ailleurs y trouver celle où J.F. Kennedy a passé son enfance. Si on ne savait pas où la chercher, elle serait d’ailleurs passée bien inaperçue…  

La maison d'enfance de J.F. Kennedy, à Brookline.
La maison d’enfance de J.F. Kennedy

Nous logions dans un petit Airbnb à la déco très kitsch mais super cosy. Nous avons été accueillis par un très gentil chien Terrier et Asma, la voisine du dessus qui vient s’occuper des chiens en l’absence de Joyce, notre hôte, que nous n’avons pas rencontré. Je vous recommande chaudement ce petit Airbnb très confortable et au calme, surtout si vous êtes en couple. C’est en plus un bon compromis si vous avez un budget restreint mais que vous ne voulez pas vous prendre la tête avec les moyens de transports. Brookline et le quartier de Coolidge Corner sont en effet desservis par le métro.
Pour trois nuits, cela nous a coûté 223 euros. Soit 74 euros la nuit pour deux.

Les adresses testées par les glandus

A la fin de notre première journée, nous nous sommes arrêtés au Tate Bakery and Cafe, dans le quartier de Back Bay. Un endroit super agréable à l’ambiance ultra moderne et aux pâtisseries redoutables. C’est tout à fait le genre d’endroit où on a envie de se poser pour bosser avec son petit café… ou après une longue journée de marche !

–> Tate Bakery and Cafe, 125 Summer St, Boston.

Pour manger à Cambridge, j’avais noté le Clover Food Lab dans mon carnet d’adresses. Il s’agit d’une très bonne chaîne de restauration végétarienne, crée par un ancien étudiant du MIT, Ayr Muir. Nous n’avons pas été déçus par notre sandwich, délicieux. En revanche, mon café avait des proportions tout bonnement imbuvables…

–> Clover Food Lab, 1326 Massachusetts Avenue, Cambridge.

Le marché du Quincy Market, sur le trajet du Freedom Trail.

Le premier jour, nous nous sommes arrêtés manger un bout au Quincy Market, sur le trajet du Freedom Trail. C’est un marché couvert où l’on trouve toutes sortes de stands de nourriture. Parfait si vous ne voulez pas trop vous prendre la tête (surtout un premier jour). Le bâtiment est superbe par ailleurs ! Cependant, l’endroit est bondé à l’heure du déjeuner, et il vous faudra un peu batailler pour trouver une place.

Sur Newbury Street, nous n’avons pas pu résister à l’appel du Georgetown Cupcake. Nous avons donc pris notre pause gourmande dans ce petit café, où les cupcakes sont juste divins.

–> Georgetown Cupcake, 83 Newbury St, Boston


Deux jours sont-ils suffisants pour visiter Boston ?

Si deux jours nous ont suffi pour en avoir un très bon aperçu, je pense malgré tout que Boston fait partie de ces villes qu’on apprécie mieux lorsqu’on les découvre progressivement. Comme je l’ai dit au début de cet article, c’est un endroit qui se vit. Pour réellement s’imprégner de la vie culturelle et de l’ambiance chaleureuse de Boston, je pense qu’il faudrait y rester une semaine.

Cependant, pour une première découverte de la ville, deux jours sont parfaits ! Vous aurez le temps d’en voir une bonne partie et même d’en effleurer un peu l’atmosphère. Juste assez pour vous donner envie d’y retourner et de creuser un peu plus !


Comment intégrer Boston dans un road trip ?

Faut-il intégrer Boston dans son road trip ?

–> Si vous faites un voyage ou un road trip en Nouvelle-Angleterre, Boston est incontournable !

–> De même pour un road trip sur la côte est. Je trouve qu’il serait dommage de passer à côté. Si elle n’est pas aussi glamour que New York, Washington ou même Philadelphie, elle se démarque de ses consœurs par son authenticité, son atmosphère européenne et son accessibilité. Boston est en effet une excellente porte d’entrée pour un voyage aux Etats-Unis : elle n’est pas trop grande, il est facile de s’y déplacer, on en apprend énormément sur l’histoire du pays et elle est certainement la ville la moins dépaysante si l’on veut s’intégrer en douceur. Pour nous, qui étions sous l’effet du décalage horaire, Boston s’est avérée parfaite pour une première journée de visite.

–> Pour un road trip de trois mois ? Si c’était à refaire, nous intégrerions à nouveau Boston dans notre voyage, sans hésiter. Toutefois, ce n’est pas forcément une destination incontournable. Vous y passerez un super moment, mais si vous êtes en quête de « whaou », vous serez peut-être déçus. Il ne faut pas s’y rendre avec cet état d’esprit. Donc à vous de voir ce que vous recherchez dans un tel road trip.

Pour un road trip de trois mois aux Etats-Unis = 3/5
Pour un road trip sur la côte est = 5/5 
Pour un road trip en Nouvelle-Angleterre = 5/5 


Quel budget pour deux jours et trois nuits à Boston ?

Budget pour deux personnes

Notre expérience :
Logement = 223 euros
Transports = 15 euros
Nourriture = environ 45 euros
Activités = 0

–> Comptez 200 euros pour un petit budget (auberge de jeunesse + nourriture hors restaurants + visite de la ville à pieds)

–> 300 euros pour un budget moyen (à peu près comme nous, donc),

–> 700 à 800 euros pour un gros budget qui mise sur le confort (hôtel en centre-ville + métro + restaurants).

Si vous ajoutez des activités, le budget peut vite grimper. Par exemple, si vous incluez un match + 1 musée + une montée en haut de la Prudential Tower, vous pouvez facilement ajouter 150 euros à vos dépenses.

Ce budget ne comprend pas l’avion, les assurances et la location d’une voiture dans le cas d’un road trip.

Pour aller plus loin…

Si vous êtes avide d’en apprendre plus sur Boston et que vous aimez les visites guidées, vous pouvez découvrir la ville avec Boston le Nez en l’air. Les visites sont en français et se déroulent toute l’année (hors période de covid-19). La conceptrice de cette entreprise est Mathilde, française expatriée à Boston depuis bientôt 9 ans.

Elle possède également un blog, qu’elle tient depuis son arrivée aux Etats-Unis. Si vous voulez en apprendre davantage sur Boston et la Nouvelle-Angleterre, je vous recommande vivement d’aller y faire un tour. Le style est frais, simple mais détaillé et ses articles sont super bien conçus. Ce blog m’a énormément inspiré lorsque je préparais mon voyage aux Etats-Unis et c’est à partir des conseils de Mathilde que j’ai organisé entièrement notre séjour à Boston (deux des adresses testées et citées plus haut sont d’ailleurs les siennes : le Clover Food Lab et Georgetown Cupcake).

Elle a par ailleurs écrit un guide ultra complet et très pratique sur la capitale du Massachusetts, que je vous recommande également. Il est disponible sous forme de ebook :

Voilà tout pour Boston ! J’espère vous avoir donné envie de l’inclure dans votre road trip ! Si vous y êtes déjà allé, êtes-vous d’accord avec moi ? Qu’avez-vous pensé de la ville ? Dites-moi tout en commentaires !

–> À lire : Mon premier challenge aux Etats-Unis : la découverte du coffee shop américain